Construire des environnements enthousiasmants

Diplômée voire surdiplômée, et ancienne cadre dirigeant d’un grand Groupe international.

Dans ma vie de salarié ou j’avais passé plus de 20 ans, je me retrouve face à mon nouveau « sponsor ». Il m’explique : « Hélène, s’intéresser à des projets humains est tout à ton honneur, mais l’entreprise n’a aujourd’hui plus les moyens. Il faut voir à court terme. Quand nous pourrons nous le permettre, nous reverrons notre politique pour investir à long terme ».

J’ai été profondément choquée par ce raisonnement financier, froid, technocratique. Il est non seulement totalement à côté de mes valeurs, mais aussi, de mon point de vue, contraire à l’intérêt de l’entreprise et de ses salariés. J’ai pris conscience à ce moment là que l’entreprise avait changé, et que je n’accepterais plus de faire partie de cette nouvelle culture.

Pourtant, j’ai découvert une culture d’entreprenariat humaniste, les fondements des bonnes pratiques de management, pleines de bon sens et toujours avec la volonté de mettre l’humain au centre et tournée sur le client.
J’ai aussi appris la notion de l’engagement sur le long terme, toujours se poser la question de la manière dont nos successeurs pourront continuer à honorer nos engagements.

Ce sont des valeurs humaines de courage, de loyauté, d’esprit équipe, d’innovation, d’intégrité et de respect… C’est la volonté de travailler le plus sérieusement possible, sans se prendre au sérieux.

J’ai pu passer de l’actuariat au pilotage de projets, à l’informatique, à la transformation.

Le fil rouge de ces expériences, les raisons des succès ont des points communs clairs. Tout d’abord, la constitution d’une équipe soudée, partageant les valeurs de courage, d’intégrité, d’exigence.

D’une part, nous étions valorisés pour les résultats obtenus, et appelés à prendre en main les projets les plus difficiles, la plupart très transversaux.

Et d’autre part, nous dérangeons. A cause d’un trait de caractère qui nous différenciait, et qui n’était pas toujours apprécié ou compris dans l’entreprise.

On me disait parfois, « Hélène, c’est dommage, tu mènes tes projets à bien mais tu te comportes comme un mauvais élève, parce que tu peux être parfois imprévisible, il faut que tu sois plus politique ».

Oui, on me prête un mélange de curiosité, de capacité à mettre en cause les normes établies, de capacité à penser en dehors des méthodes convenues à la mode, à innover. Et aussi, une certaine franchise, pour oser exprimer tout haut ce que les autres pensent tout bas.

C’est cela qui me permet de mener à bien des transformations dans l’intérêt commun des salariés, et de l’entreprise. En étant parfois, c’est vrai, un peu poil à gratter…
Ma conviction est que le monde dans lequel nous sommes aujourd’hui, complexe et incertain, ne laisse plus la place aux méthodes toutes prêtes et convenues.

Il faut savoir inventer des manières de faire innovantes, il faut savoir engager les collaborateurs sur un projet porteur de sens commun, doté d’un intérêt qui résonne avec nos enjeux sociétaux.

Il faut savoir bousculer l’ordre établi et le dénoncer quand il n’est plus dans l’intérêt de l’entreprise, il faut prendre nos responsabilités en tant que citoyens, pour construire ensemble un monde du travail plus libre, et respectueux de notre environnement.

Ma place aujourd’hui est de transmettre, de mettre au service des entreprises qui le souhaitent, ma capacité à mener à bien des projets ambitieux et collectifs, à oser construire des environnements de travail enthousiasmants par leur finalité, économiquement efficients.

Faites connaissance avec Les fondateurs L'équipe Les intervenants

Hélène Valentin

Co fondateur Les mauvais élèves
  • Direction de programme
  • Transformation des modes de travail

Wadih Choueiri

Co fondateur Les mauvais élèves
  • Coaching
  • DRH & Management

Claude Allary

Co fondateur Les mauvais élèves
  • Coaching
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Co fondateur Les mauvais élèves

Hélène Valentin

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Wadih Choueiri

Co fondateur Les mauvais élèves

© 2020 Les mauvais éléves

Hélène Valentin

Pourquoi, je fais l’éloge des « mauvais élèves », moi l’ancienne cadre dirigeant d’un grand Groupe international ?

Une conversation qui m’a fait quitter l’entreprise dans laquelle j’avais passé plus de 20 ans…
un jour je me retrouve face à mon nouveau « sponsor ». Il m’explique que : « Hélène, s’intéresser à des projets humains est tout à ton honneur, mais l’entreprise n’a aujourd’hui plus les moyens.
J’ai été profondément choquée par ce raisonnement financier, froid, technocratique.

Il est non seulement totalement à côté de mes valeurs, mais aussi, de mon point de vue, contraire à l’intérêt de l’entreprise et de ses salariés. A mon sens un vrai manque de vision et d’éthique.

La goutte qui a fait déborder un vase déjà plein !

Je n’accepterai plus de faire partie de cette culture qui est de mon point de vue perdante pour tous, perdante tant pour notre présent que notre futur.

C’est pourtant il y a plus de 20 ans, j’ai découvert dans cette entreprise une culture d’entreprenariat humaniste, sociétalement engagée et responsable.
J’y ai appris les fondements des bonnes pratiques de management, pas très loin de l’agile finalement, parce que pleines de bon sens, pragmatisme, avec la volonté de mettre l’humain au centre et tournée sur le client et l’efficacité.

Les valeurs humaines

Courage, loyauté, esprit d’équipe, impertinence raisonnée, de respect et d’intégrité…

C’est la volonté de travailler le plus sérieusement possible, sans se prendre au sérieux.
J’ai toujours apprécié, au-delà des valeurs, c’est l’ouverture, la rigueur, l’exigence de résultats, et la capacité qui nous a été donnée d’être curieux et d’apprendre de nouveaux métiers.

J’ai pu passer de l’actuariat au pilotage de projets, à l’informatique, à la transformation.

J’ai été amenée tout au long de ma carrière, à prendre des responsabilités, pour piloter des projets d’envergure, mettre en place et diriger des organisations dans des environnements exigeants.

D’une part, nous étions valorisés pour les résultats obtenus, et appelés à prendre en main les projets les plus difficiles, la plupart très transversaux.
Et d’autre part, nous dérangeons.

A cause d’un trait de caractère qui nous différenciait, et qui n’était pas toujours apprécié ou compris dans l’entreprise.

Lequel ?

Une forme d’esprit rebelle.
Mauvais élève !

J’aime faire un pas de côté et regarder les choses sous un autre angle. J’apprécie la notion de frugalité, j’aime être avare de l’énergie dépensée dans le sens éthique du terme, pour trouver les voies les plus simples, rapides et efficaces.

J’ai aussi un certain franc parler (critique bienveillante) et j’acquière avec l’expérience une liberté d’avancer sans réel compromis.

C’est à mon avis tout cela qui nous a permis de mener à bien des transformations dans l’intérêt commun des salariés et de l’entreprise. En étant parfois, c’est vrai, un peu poil à gratter…


Ma conviction

Il faut bousculer l’ordre établi, le dénoncer et s’en affranchir quand il n’est plus dans la mission et l’intérêt de l’entreprise, il faut prendre nos responsabilités en tant que citoyen, et construire ensemble un monde du travail plus libre, et respectueux de notre environnement.

Pour prendre du plaisir à coconstruire une partie du monde du travail de demain, humainement respectueux, économiquement pérenne.

Wadih Choueiri

J’ai longtemps été un « bon élève » mais quelque chose s’est mis à « coincer »…

Pour la première fois, j’ai repris la direction d’une entreprise.

Nous sommes passé d’une société « artisanale » d’une douzaine de personnes à cinquante à force de travail, de persévérance et d’envie pour devenir une structure solide.

C’est à ce moment-là que les grèves contre le plan Juppé éclatèrent. Il fallait tenir plus que jamais, ne serait-ce que pour sauver l’entreprise et ses salariés.

Je me suis abîmé.

C’est là où, sans dire un mot, d’autres « bons élèves » de l’entreprise se sont retirés du jeu, épuisés.

Il m’a fallu « réduire » la voilure, licencier en me coupant de moi-même, sans réussir à mobiliser mes ressources, j’avais appris à tout porter.

J’aurai pu :

  • faire appel à d’autres personnes
  • re-négocier financièrement les échéances.
  • M’opposer à ceux qui détenaient l’entreprise
    accepter de ne pas me suffire à moi-même
  • Demander de l’aide, accepter d’être impuissant et imparfait… mais vivant.

 

Non, je me suis épuisé.

Je n’ai pas pu sauver l’entreprise, elle fut réduite à sa portion congrue et l’aventure incroyable qui nous avait emmenés dans une accélération joyeuse vers le succès, nous renvoyait alors vers notre échec et particulièrement, vers le mien.

Puis, j’ai créé ma propre structure, j’appris…

En fait, je me suis affranchi.

Le bon élève couve encore en moi mais depuis cette traversée difficile, aucune de mes décisions n’est dictée par « ce qu’il est normal » de faire.
A aucun moment, les normes, les hiérarchies, ne prévalent sur mes propres prises de position. Elles comptent bien sûr mais à aucun moment elles n’ont pu compter mécaniquement… j’acceptais d’explorer des terrains inhabituels, quelquefois inconfortables…

Dans mon métier d’accompagnant…
en « praticien » de l’entreprise, j’entends les dirigeants évoquer leurs difficultés.

Très souvent ils sont brillants, diplômés des meilleures écoles. Ils abattent un travail phénoménal mais… s’échinent à rendre compte de ce qu’ils font et à faire « comme il se doit ».

Quelquefois, ils sont épuisés d’avoir tant donné.

Ils pourraient prendre soin d’eux-mêmes, se ressourcer, demander de l’aide, visiter des voies inconnues jusqu’alors, tenter un pas de côté, ou plusieurs… regarder ce qui survient, différemment.

C’est cela que j’appelle, non sans un zeste de provocation, être un « mauvais élève » !